Le Congrès 2019

Programme du 40ème Congrès de l’AFC

Montereau-Fault-Yonne (Région parisienne)

Vendredi 4 octobre 2019

20h00                  Dîner

21h30                  Conférence de Yves FERMON :               
Une mission scientifique : des  vacances aquariophiles ? “

Samedi 5 octobre 2019

10h30 – 12h00    Conférence de Alain JORIS :
“Le Discus, la passion d’une vie d’aquariophile ! “

12h00                  Déjeuner

13h30 – 15h00    Conférence de Frédéric SCHEDEL :
“Les Orthochromis et apparentés : éléments taxonomiques, habitat et écologie

15h00 – 15h30    Pause

15h30 – 17h00    Conférence de Evert Van AMMELROOY :
“Tanganyika 2017 : Retour sur les rives de Zambie”

17h00 – 18h00    Assemblée générale

18h00 – 19h30   
Pause / Plage horaire dédiée aux réunions de
 groupe

19h30                  Apéritif

20h15 à ….          Dîner et soirée de gala

Dimanche 6 octobre 2019

9h30 – 10h45      Conférence de Erwin SCHRAML :
Des Haplochromis au pays des pharaons”

10h45 – 11h00    Pause

11h00 – 12h15    Conférence de Frédéric SCHEDEL :
Introduction à la faune ichtyologique des rapides d’Inga – Bas-Congo”

12h30                  Déjeuner

14h00                  Ouverture de la bourse pour les adhérents de l’AFC et les congressistes (présentation obligatoire de la carte d’adhérent ou du ticket remis aux congressistes)

14h30                  Ouverture de la bourse au public

Accueil des congressistes :

  • Vendredi de 14h00 à 23h00
  • Samedi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
  • Dimanche de 9h00 à 11h00

Visite de la bourse :

  • Vendredi de 14h00 à 23h00
  • Samedi de 9h00 à 12h et de 14h00 à 18h00
  • Dimanche de 9h00 à 10h00 (Fermeture au début des contrôles)

Revue de Mai 2019

Ce mois-ci dans votre revue un surper article Complet de Joerg Albering sur le genre Heros et plus particulièrement Heros severus.

Pour le reste vous pourrez visiter à distance l’aquarium parisien de la porte dorée et profiter des dernières news de l’association comme le compte-rendu de la réunion du bureau de printemps.

 

Bonne lecture

Revue d’avril 2019

Ce mois-ci c’est sur le Rio Mataven que nous découvrirons les plus gros monstres de notre famille préférée….

Pris par le temps nous n’avons pas plus glisser cette petite note dans votre revue d’avril mais voici un petit complément à l’article de Christophe Girardet. 
Notre ami pécheur s’intéresse évidement aux gros poissons et il parle donc de trois morphes de Cichla temensis. Ce faisant il oublie une forme de coloration qui concerne un peu plus les aquariophiles vu la taille des spécimens concernés :  celle  des juvéniles. Dans l’ouvrage  « la Guyane française et ces cichlidés » nous décrivions  les juvéniles comme suit : 

« Les juvéniles arborent également une bande latérale sombre, comme chez les Crenicichla, qui s’entend soit de la tête à l’ocelle caudale ou uniquement de la troisième tache à l’ocelle caudale (bande latérale abrégée).

Cette différence de coloration juvénile permet de définir deux groupes d’espèces : –

  • le groupe ocellaris avec la bande latérale abrégée, proportionnellement plus haut de corps et perdant la coloration juvénile à une taille inférieure (en deçà de 10 cm)
  • le groupe temensis avec la bande latérale complète, plus élancé et qui perdent la coloration juvénile à une taille plus importante (au-delà de 10-15 cm). »

Voici donc une photo d’un juvénile  Cichla temensis (ou du moins du groupe temensis



et pour comparaison une photo d’un juvénile de Cichla cf. monoculus (ou du moins du groupe ocellaris

(deux photos : Clinton & Charles Robertson  (CC BY 2.0)


Au delà de 10 cm la coloration de Cichla temensis change et viennent les trois morphes évoqués par Christophe.les poissons appelés  « tucunaré paca »  sont ornés de points blancs plus ou moins arrangés en lignes et leur nom vient de la ressemblance avec le paca ( Cuniculus paca), un mammifère rongeur sud américain bien connu. Les poissons sont des subadultes. 

Photo Yann Fulliquet

Ensuite, en plus des taches blanches, les trois bandes verticales caractéristiques apparaissent. A ce stade intermédiaire les poissons sont appelés « tucunaré paca açu » et pour finir lorsque les individus sont vraiment grands, adultes, dominants et/ou en période de reproduction alors les points blancs disparaissent et on parle de « tucunaré açu » ( « açu » est un terme tupi-guarani qui selon les informations glanées signifie grand) 
Pour conclure « tucunaré » est souvent compris comme « l’ami des arbres » composé à partir des mots tupi :  « tucun » (arbre) et « aré » (ami). En fait  il pourrait s’agir de « tucum » une espèce précise de palmier épineux (Bactris setosa) et le mot ami serait alors utilisé dans le sens « qui ressemble à » , en référence à la dorsale aux épines acérées de ces cichlidés, alors que la première traduction ferait référence à une prétendue préférence d’habitat. La seconde explication me semble plus logique mais cela mérite plus de recherche.

Florent de Gasperis

Rédacteur en chef de la RFC

Encore des nouveautés chez les cichlidés sud américains.

Deux nouvelles espèces et un peu de lumière sur un genre mal connu.

cichlidé d'amérique du sud Gymnogeophagus

La première publication concerne le genre Australoheros , un genre peu maintenu chez les cichlidophiles, décrit récemment, déjà riche de 30 espèces mais compliqué d’un point de vue taxinomique y compris par les spécialistes. Willem Heins nous a parlé de ces poissons dans un article publié en deux parties dans la RFC (n° 333 et 334) . Il commente notamment la validité des nombreuses espèces décrites du sud du Brésil aux alentours de Rio de Janeiro dans la dernière décennie. La nouvelle publication propose la mise en synonymie de nombreuses espèces et ce qui est intéressant c’est qu’elle est signée des descripteurs de ces espèces. 
A réserver pour les amateurs de casse tête ! Elle est disponible en ligne à cette adresse : Phylogeny and species delimitation based on molecular approaches on the species of the Australoheros autrani group
 
Le sud du continent est encore à l’honneur car un Gymnogeophagus d’Argentine vient d’être décrit. Il s’agit de Gymnogeophgaus jaryi , un incubateur buccal du groupe gymnogenys, apparenté à G. australis et à G. caaguazuensis. Il est largement réparti dans les affluents sud du moyen Rio Parana et notamment dans le Rio Cuña Pirú, la localité type. Il était d’ailleurs connue sous le nom de G. sp. << Cuña Pirú >>
La description est disponible en ligne à cette adresse : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0210166
et d’autres photos sont disponibles à celle-ci : 
 
La dernière description ravira les amateurs de cichlidés nains. La forme d’Apistogramma de l’Orénoque appelée Apistogramma cf. diplotaenia ou Apistogramma A 129 est désormais décrite comme une espèce a part entière. Elle a été baptisée Apistogramma psammophila en référence à son comportement qu’elle partage d’ailleurs avec son espèces sœur. 
Encore une fois la publication est disponible en ligne : 
 
Florent de Gasperis

Revue de février 2019

La revue de Février est maintenant arrivée dans vos boîtes aux lettres. C’est en Tanzanie que vous ferez l’essentiel des découvertes ce mois ci. Mais vous trouverez aussi le détail de la nouvelle description dans le genre Gymnogeophagus (ici) ainsi qu’une fiche sur un classique du lac Malawi, Nimbochromis venustus

VIDEO DE L’article de Hans Van Heusden

Nouveauté: Gymnogeophagus peliochelynion récemment décrit

Gymnogeophagus peliochelynion , une espèce uruguayenne incubatrice buccale aux lèvres hypertrophiées nouvellement décrite.

Gymnogeophagus peliochelynion

Spécimen Mâle de Gymnogeophagus peliochelynion Photo: Uwe Werner

Gymnogeophagus peliochelynion (femelle et alevins)

Lâcher d’alevins en aquarium Photo: Uwe Werner

Cette espèce originaire du Rio Arapey Grande, un affluent du bas Uruguay, vient s’ajouter à la liste déjà longue des Gymnogeophagus décrits récemment (9 depuis 10 ans) . Elle était déjà connue des aquariophiles grâce au travail du regretté Felipe Cantera qui proposait des voyages naturalistes en Uruguay. Il appelait cette espèce Gymnogeophagus sp. « blue lips », en référence aux lèvres hypertrophiées de couleur bleu de l’espèce (visible notamment chez les mâles dominants) . C’est d’ailleurs à ces lèvres que fait référence le nom scientifique (du grec  pelios = noir et bleu + chelyne = lèvre).  Elle est maintenue en Europe comme l’atteste une des photos transmise par Uwe Werner pour illustrer cet article. La maintenance est très probablement similaire à celle des autres espèces du groupe gymnogenys et nécessite donc de réaliser des variations saisonnières de température. La distinction avec les espèces les plus proches (G. pseudolabiatus et G. mekinos) se fait principalement sur la coloration de la bosse des mâles adultes, entièrement noire chez la nouvelle espèce contre jaune et noire chez les deux autres, ainsi que par la forme des lèvres. A noter quand dans deux autres affluents de l’Uruguay situés juste en aval du Rio Arapey Grande se trouve des populations sans les lèvres hypertrophiées mais avec la bosse noire qui pourraient être attribués à G. peilochelynion et nommé G. cf. peilochelynion dans la description (en libre accès voir lien ci-dessous) 

Florent de Gasperis

 

Références : Turcati, Andréia & W.S. Serra Alanis, L.R. Malabarba. 2018. “A new mouth brooder species of Gymnogeophagus with hypertrophied lips (Cichliformes: Cichlidae)”. Neotropical Ichthyology. v. 16(n. 4), pp. Epub   http://www.scielo.br/pdf/ni/v16n4/1982-0224-ni-16-04-e180118.pdf
Résumé : Une nouvelle espèce incubatrice buccale de Gymnogeophgaus est décrite d’un affluent du rio Uruguay. Elle est distinguée de la plupart des espèces du genre par la présence de lèvres hypertrophiées, et de G. labiatus et G. pseudolabiatus par le patron de coloration. La présence d’espèces allopatriques successives du clade Gymnogeophagus gymnogenys habitant les affluents du río Uruguay est discutée. 
Mots clés : Distribution ; Endémisme; Clade Gymnogeophagus gymnogenys ; Nouvelle espèce; Río Uruguay

Revue de Janvier 2019

Neolamprologus sexfasciatus cichlidé du lac tanganyika

Vous pourrez découvrir quelques images de Neolamprologus sexfasciatus dans  la vidéo de African diving ltd : « Lake Tanganyika Cichlids in the Wild »  avec des sous titres en français


Les images de Hemichromis exsul dans son milieu naturel sont disponibles sur cette vidéo, il s’agit des poissons les plus sombres

voici aussi un lien vers l’article de Fabien sur Mesonauta guyanae :ici

Législation : Arrêté Faune sauvage captive.

Depuis le 8 octobre 2018, la règlementation en termes de détention et surtout de cession de nos espèces préférées a changé. Il nous apparaît alors important de vous apporter toute l’information et l’aide nécessaire pour vous adapter à ces nouvelles dispositions.

Tout d’abord, voici le texte original : texte original

Pour que vous compreniez bien les tenants et les aboutissants, nous avons fait passer cet arrêté entre les mains d’un juriste, aquariophile et adhérent de l’association, Pierre-Edouard BIACHE. Il nous a donc proposé un commentaire explicatif de ce texte que vous pouvez télécharger ici : Commentaire arrete

Cependant,
Le 10 décembre, l’association Agir Espèces (Association de Gestion
des Intérêts et de la Réglementation Espèces Sauvages Préservées
en Captivité Ex Situ) annonçait via sa page Facebook qu’une
« coalition » avait été formée avec l’A.N.C.G.E. (Association Nationale
des Chasseurs de Gibier d’Eau), AVIORNIS France International,
le C.D.E. (Club des Éleveurs Oiseaux Exotiques), l’E.P.P.S.A. (Union

Internationale pour l’Étude et la Préservation des Psittacidae Sud-
Américains), la F.F.A. (Fédération Française d’Aquariophilie), la

F.F.O. (Fédération Française d’Ornithologie), la F.N.C. (Fédération
Nationale des Chasseurs), le PRODAF (Syndicat professionnel des
métiers et services de l’animal familier), l’U.O.F. (Union Ornithologique
de France), WPA France World Pheasant Association.
Ce conglomérat a déposé auprès du Conseil d’État un recours en
annulation de l’arrêté du 8 octobre 2018. A l’heure de la rédaction
de ce communiqué, les moyens invoqués par les requérants nous
sont inconnus. Des irrégularités de forme et des transgressions du
droit français et du droit communautaire auraient été constatés.
Nous vous tiendrons évidemment informés dès que nous en saurons
davantage. Cependant, compte tenu de la communication discrète
des requérants, il est probable qu’il faille attendre la décision du
Conseil d’État pour en commenter toute l’étendue.
Enfin, ce recours n’étant pas suspensif, l’arrêté du 8 octobre 2018
continue de produire ses effets et demeure pleinement applicable.
Nous vous déconseillons fortement de vous dérober de vos
obligations ou alors, à vos risques et périls.

Pour simplifier encore plus, quelques règles ont changé mais le gros du changement réside dans l’obligation de formaliser toute transaction (vente échange ou don) par une attestation de cession (en double exemplaire, pour le cédant et le cessionaire) et d’informer plus précisément l’acheteur (par un document d’information) lorsqu’il s’agit d’une vente. Des modèles provisoires de certificats CERFA existent, et ces documents peuvent aussi être simplement formalisés sur papier libre mais nous nous vous proposons d’utiliser des modèles de documents que nous avons adapté aux cichlidés et qui sont parfaitement légaux.

L’attestation de cession

A télécharger ici: attestation cession

Le modèle de Document d’information

A télécharger ici:document d’information

Nous informons aussi les organisateurs de bourses et d’événements publics qu’il est primordial d’informer les participants de leurs droits, de leurs devoirs et des peines encourues par les contrevenants.

L’association prévoit de mettre en place une évolution des documents, nous vous tiendrons informé dans les mois à venir…